Exécution
Cinq priorités et un ordre d'action
Les slogans ne paient pas les factures. Voici ce qui commence tout de suite, ce qui prendra du temps et ce qu'il reste à financer.
Les cinq priorités
Priorité 1
Sécurité, justice et immigration
Faire appliquer les décisions plus vite. Repérer ce qui bloque la justice et les dossiers d'immigration, puis donner les moyens nécessaires. Les expulsions dépendent aussi des juges et des pays concernés.
Priorité 2
Travail et entreprise
Rendre la première embauche plus simple et réduire la paperasse. Calculer le vrai coût des baisses de charges et d'impôt avant de les voter. Tester séparément les nouvelles règles de commande publique.
Priorité 3
École et compétences
Former les enseignants, apprendre à utiliser l'IA et tester les nouvelles idées avant de les appliquer partout. L'école ne se transforme pas en quelques semaines.
Priorité 4
Santé et logement
Ouvrir des places là où elles manquent, mieux faire travailler les acteurs ensemble et débloquer des logements réalisables. Dire clairement ce qui peut être fait vite et ce qui prendra plusieurs années.
Priorité 5
État et souveraineté
Lancer le plan dette et investissement. Supprimer les tâches publiques inutiles, protéger les entreprises stratégiques et publier ce que chaque décision coûte ou rapporte vraiment.
Cent jours, première année, suite
- 100 jours
- Publier le calendrier, calculer les coûts, repérer les blocages et préparer les premiers textes de loi.
- 6 à 12 mois
- Faire examiner les lois, voter les budgets, lancer les tests et les formations, puis publier les premiers résultats.
- Années 2 et 3
- Faire vérifier les résultats. Étendre ce qui marche, corriger ou arrêter ce qui échoue, puis programmer les investissements et les recrutements.
- Années 4 et 5
- Publier le bilan complet : résultats, coûts et argent réellement disponible pour aller plus loin ou baisser les impôts.
Proposée, votée, financée, appliquée
Ces quatre états ne se confondent pas. À ce jour, aucune mesure de ce programme n'est votée, financée ni appliquée.
- 01
Proposée
Une mesure écrite dans ce programme. Elle n'existe pas encore en droit.
- 02
Votée
Un texte adopté par le Parlement selon la procédure applicable.
- 03
Financée
Des crédits identifiés et votés, avec le calendrier et les coûts de transition déduits.
- 04
Appliquée
Décrets publiés, moyens déployés et résultats mesurés, retards expliqués.
Financement
Chaque euro promis doit être trouvé
La règle. Le programme national n'est pas intégralement chiffré. Aucun total de baisse d'impôts, économie de fonctionnaires ou gain de croissance n'est présenté comme vérifié. Les 110 M€ des pilotes concernent seulement sept périmètres proposés.
Dire clairement ce qui coûte
Séparer baisse de recettes fiscales, compensation des cotisations sociales, dépenses annuelles de personnel, investissement ponctuel et engagements futurs. La capitalisation ne fait pas disparaître les pensions à payer. Une vente d'actif public ne finance pas durablement une charge annuelle.
Dire clairement qui paie
Pour chaque extension : identifier une ligne budgétaire réduite ou une ressource nouvelle votée, préciser le calendrier et déduire les coûts de transition. Les économies d'audit ne comptent qu'une fois réalisées et pérennes. Le recours à la dette doit être explicite, avec sa charge financière.
Ne pas dépenser de l'argent imaginaire
Ni croissance espérée, ni TVA supposée récupérée sur les loisirs, ni fraude théoriquement supprimée, ni économies généralisées du numérique. Ce sont des hypothèses à tester, pas des crédits disponibles.
Les chiffres à obtenir avant de décider
| Réforme | Donnée manquante |
|---|---|
| Allégements salariaux | Salaires éligibles, coût actuel après allégements, effet d'aubaine, compensation de la Sécurité sociale. |
| TVA essentielle et IS | Assiettes, taux cibles, incidence sur prix et investissements, manque à gagner annuel. |
| Santé, justice, logements | Postes, recrutement, travaux, exploitation et temps nécessaire pour ouvrir les capacités. |
| Retraite complémentaire | Cotisations nouvelles, abondement, frais, garanties éventuelles et coût de transition. |
S'il manque de l'argent. Si les économies vérifiées ne suffisent pas, différer d'abord les baisses fiscales générales et extensions de pilotes. Ne pas promettre simultanément zéro dette supplémentaire, forte baisse d'impôts et augmentation de tous les services.
Tester avant de généraliser
Sept tests. Maximum prévu : 110 M€.
Cadrage proposé sur 24 mois, avec environ 12 mois d'exploitation pour les pilotes concernés. Ces montants fixent une taille de test : ce ne sont ni des devis, ni une estimation validée, ni un financement acquis. Ils ne représentent en aucun cas le coût total du programme.
| Pilote / périmètre | Calcul proposé | Plafond |
|---|---|---|
| Administration : 20 services | 20 × 1 M€ de transformation + 8 M€ de moyens communs et évaluation | 28 M€ |
| Premiers projets : 10 000 participants | 10 000 × 1 000 € + 5 M€ d'accompagnement et gestion | 15 M€ |
| École : 100 établissements | 100 × 100 000 € + 5 M€ de formation et évaluation mutualisées | 15 M€ |
| Organisation de soins : 10 territoires | 10 × 2 M€ + 3 M€ de coordination et évaluation | 23 M€ |
| Mobilité : 10 000 bénéficiaires | 10 000 × 600 € + 2 M€ de gestion et évaluation | 8 M€ |
| Équipements : 200 sites | 200 × 25 000 € + 2 M€ de coordination | 7 M€ |
| Logement : faisabilité de 50 sites | 50 × 60 000 € + 1 M€ d'ingénierie commune ; pas de travaux | 4 M€ |
| Sous-total | Sept périmètres distincts | 100 M€ |
| Réserve | 10 % du sous-total, non engagés au départ | 10 M€ |
| Plafond total | Aucun coût national inclus par extrapolation | 110 M€ |
Financement à décider : 100 M€ de crédits précisément identifiés et votés, plus 10 M€ de réserve. Aucun redéploiement n'a été identifié : sans crédits, on réduit ou on ne lance pas. Sont exclus les baisses de TVA, d'IS et de cotisations, les pensions, les hôpitaux neufs, la construction de logements, les prisons, les centrales, la défense et les prestations nationales.
Le choc dette
Investir en France, désendetter la France
Aller chercher des investisseurs étrangers et français pour construire des usines, développer les entreprises et produire davantage en France. Transformer les retombées publiques nettes en contribution au redressement des comptes, avec une maîtrise des dépenses.
La dette publique de Maastricht atteint 3 536,1 milliards d'euros fin mars 2026, soit 117,5 % du PIB selon l'Insee (source S18). Ce montant couvre l'ensemble des administrations publiques.
- 01
Prospecter sur des projets concrets
Mobiliser les réseaux existants de promotion économique autour d'un catalogue de projets : industrie, énergie, logistique, recherche et numérique. Distinguer annonces, engagements signés et argent effectivement investi.
- 02
Un contrat d'investissement exigeant
Négocier des investissements productifs, des emplois et des activités réelles en France. Limiter les aides dans le temps, publier leur coût et prévoir leur récupération en cas de non-respect contractuel.
- 03
Préserver la maîtrise des secteurs sensibles
Appliquer le contrôle des investissements étrangers et les conditions nécessaires à la protection des intérêts nationaux. Aucun actif stratégique n'est promis à la vente dans ce programme.
- 04
Affecter des gains réels au redressement
Dans les budgets votés, consacrer les recettes supplémentaires nettes vérifiées et les économies réalisées à la réduction du déficit puis, lorsque la situation le permet, de la dette.
Engagement. Contribuer au désendettement, sans promettre un effacement. L'ampleur et le calendrier restent à chiffrer dans le budget national.
30 jours pour effacer les 3536 milliards de dette
Mon objectif : faire reculer massivement la dette. Dès le premier mois, proposer aux entrepreneurs, aux investisseurs et aux Français de financer directement son remboursement, puis confier les grands ministères économiques à des bâtisseurs qui savent agir.
- 01
Jour 30 : le plan est ouvert
Ouvrir un site public unique où entrepreneurs, investisseurs et particuliers peuvent acheter des titres de dette française. Afficher chaque jour les sommes promises et réellement versées.
- 02
Mettre des bâtisseurs aux commandes
Nommer à l'Économie, à l'Industrie et au Numérique des entrepreneurs et des créateurs qui ont déjà construit des projets. Ils devront déclarer leurs intérêts et partir immédiatement en cas de conflit.
- 03
Chaque euro sera visible
Utiliser l'argent levé pour rembourser la dette et investir dans la production en France. Publier chaque mois les sommes promises, reçues et remboursées.
Ce qu'il faut savoir. L'objectif est massif, mais personne ne peut garantir l'effacement de toute la dette en 30 jours. Vendre de nouveaux titres remplace une dette par une autre : les taux, les montants et les règles doivent encore être calculés et votés.
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